Le compte twitter d’information d’actualité La Plume Libre (@LPLdirect) nous informe que J.K Rowling ferait l’objet d’une pétition lancée par la communauté LGBTQ depuis le 07/06/2020 pour qu’elle ne soit plus l’auteure d’Harry Potter. Or, aucune trace de cette pétition, aucun lien n’existe dans la presse anglaise et américaine, aucune source de cette information d’ailleurs qui évidemment n’est pas donnée par le compte Twitter. Cela ressemblant davantage à une incitation implicite à dénigrer la communauté LGBTQ afin de la rendre ridicule en inventant une pétition aussi audacieuse.
Aucune trace de ce sujet dans la presse anglaise ou américaine, ni française. En tapant dans la barre de recherche Twitter les mots suivants : « petition author rowling », nous pouvons lire effectivement des tweets randoms à ce sujet. Or, aucune source, aucun lien ne renvoie vers une quelconque pétition, qui plus est ne serait pas sérieuse et ne mériterait ni article ni relaie d’un compte aussi « populaire » au prix de salir une communauté entière alors que chacun peut créer la pétition qu’il veut. Chaque média a ses responsabilités. Outre la généralisation, cette diffamation fabrique une forme de harcèlement dénigreur contre une communauté entière qu’il est important de condamner.
La communauté LGBT insultée
Le tweet n’a pas raté. L’entière communauté LGBT se fait insulter durement. Cet exemple n’est qu’un parmi les autres occasions de dénigrer et ridiculiser une communauté, peu importe ce qu’elle est. Bien que ces messages peuvent se noyer dans la masse, il n’en reste pas moins qu’ils influencent grandement l’opinion d’autres personnes, provoquant un effet boule de neige. Jusqu’à ce que les concernés les lisent. Soyez vigilants, débunkez.
Qui est La Plume Libre ?
La Plume Libre est un journal en ligne fondé en mai 2016 par des lycéens et étudiants. Gratuit, participatif, il veut « proposer une analyse de l’actualité loin des affres de la production d’informations en flux tendus et d’incarner le libre débat d’idée », et cela en produisant de l’info en 280 caractères non sourcée. Ses « journalistes » ne répondent qu’à « une doctrine de recherche de la qualité » où « chaque rédacteur est libre d’apporter sa vision de l’actualité » et où « chaque article n’engage strictement que son auteur, de même que les tweets qui n’engagent que l’équipe twitter de LPL. Leur orientation politique ne saurait en aucun cas refleter la globalité du journal ». De quoi rendre les responsabilités bien ambiguës… et une crédibilité à questionner.










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