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Tendances d’une soirée de décembre où dans les douces chaumières réchauffées, des adolescentes et jeunes adultes ennuyées et ennuyantes décident de s’occuper en revendiquant la clef de la bipolarité dans un monde jonché de complexité. Le premier groupe intervient glorifiant ses soixante-dix kilogrammes et leur sérénité face à des individus invisibles sans doute submergés par le flot revendicateur. Des vagues paisibles sous un ciel ensoleillé qui fermèrent leurs bras sans pourtant avoir lu ce grain de sable, notifiant un combat dont elles n’ont vu la provocation, levant leurs armes au cri d’une foule embrayée à l’effet boule-de-neige et dont on ne retrouvera jamais celui qui l’a poussée, cette boule. Un deuxième groupe s’emmêle affichant sur leur drapeau la sérénité ou pas des plus de vingt kilogrammes qu’ils leur manquent face à leurs congénères. Ces dernières qui affichaient leur fierté passent dès lors de l’aube naissante à l’aurore rouge, reflet d’un mépris envers la plume. Pendant que les unes se tiennent la main, les autres s’écharpent. Devant un tel spectacle, on est en proie à espérer qu’un canon à neurones apparaisse, mettant à terre ce monde bipolaire qui n’a pas suivi les cours de biologie au collège, oubliant les notions élémentaires du calcul de l’IMC. Leur ballon revendicateur explosait dans le ciel au rythme de l’obésité et de l’anorexie qu’ils prônaient comme un mode de vie sain pourtant soucis de santé publique. D’autres continuaient à monter sans problème. Et dans ce ballet public où personne ne s’écoutait et chacune l’ouvrait, il était un ego aux milliers de pixels qui passait par là, bien souvent filtré et à moitié nu, suivi des intéressé(e)s anonymes traînant et enregistrant dans leur droit quelques clichés. Dans ce capharnaüm, la complexité du monde surgit, non pas dans un esprit commun où l’écoute nécessaire apporte la connaissance, mais son imbécillité en une bataille d’ego où la revendication de l’une ne vaut pas plus que l’autre. Néanmoins, réjouissons-nous que ceux qui n’hurlent pas sont sans doute ceux qui s’instruisent… en silence.

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